Dans son édition du 6 mars 2004, la revue le « Lancet » publie sous la plume du Dr Richard Horton deux articles reconnaissant une erreur commise en 1998.
Alors que la célèbre revue britannique avait publié les résultats d'une étude sur le lien entre vaccin rougeole-oreillons-rubéole (ROR, Priorix)) et autisme, elle explique publiquement que cette étude n'aurait jamais dû l'être. La raison ? L'auteur principal de l'étude, le Dr Andrew Wakefield, n'avait pas signalé, à l'époque, qu'il menait parallèlement des recherches pour le compte de parents d'enfants malades. Parents qui souhaitaient savoir s'ils pouvaient engager des poursuites judiciaires contre les fabricants du vaccin. Dix des médecins co-auteurs de l'étude ont publié cette semaine une rétractation. « Les données disponibles n'étaient pas suffisantes pour établir une telle interprétation des résultats », avancent-ils.
L'étude a eu l'effet d'une bombe en Grande-Bretagne, entraînant dès 1998 une diminution importante des vaccinations.
D'autres études très séreuses avaient, par la suite, infirmé cette hypothèse.